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BANQUE DE SUJETS
01.Documents officiels Ens.Primaire
02.Fiches pédagogiques 2ème année primaire
03. Fiches pédagogiques
04.Fiches pédagogiques 4ème année primaire
05 .Fiches pédagogiques 5ème année primaire
Activités ludiques
Fiches de lecture
Les vers du maitre
Citations
Martyrs de l'éducation
aux autres vivants
Souvenirs! Souvenirs...
Contes
Documents officiels 2ème A.S
Astuces d'enseignement
0.2.Enseignement Moyen
1ère année moyenne
2ème année moyenne
3ème année moyenne
4ème année moyenne
Brevet d'Enseignement Moyen
03.Enseignement Secondaire
1ère année secondaire
2ème année secondaire
3ème année secondaire
Baccalauréat
Compteur
Souvenirs! Souvenirs...
 
 

Souvenir d'un vieil Instit.
Souvenirs d’un vieil « instit » ;
       A mes chers élèves
 
Pour vos premières larmes de la rentrée,
   Pour vos premiers sons prononcés,
     Pour vos premiers chiffres comptés,
        Pour vos premières lettres rédigées,
           Pour avoir fait le clown, lorsque j’ai le dos tourné,
                                                         
Je vous porterai dans mon cœur.
Pour vos cris de joie dans la cour,
     Pour vos petites disputes des alentours,
           Pour vos farces innocentes
                    Et vos humeurs changeantes
                                                        
  Je vous porterai dans mon cœur.
Pour vos premiers sourires,vos doigts levés,
     Pour vos « monsieur,m’sieur, m’sieur, m’sieur, »à en crever,
            Pour vos leçons récitées
                 Et vos exercices bien faits
                                                     
    Je vous porterai dans mon cœur.
Pour vos grimaces en phonétique,
     Pour vos gestes emphatiques,
           Pour votre esprit éveillé,
                 Et votre regard illuminé,
                                                        
Je vous porterai dans mon cœur.
Pour m’avoir fait confiance,
      Pour avoir écouté avec patience
            Pour m’avoir appris la persévérance
                   Et fait aimer l’enfance
                                                    
Je vous porterai dans mon cœur.
Pour m’avoir fait souvent réfléchir,
       Appris à m’adapter et à ressentir,
              Appris à apprécier,
                   Permis de m’évader,
                                                   
   Je vous porterai dans mon cœur.
Pour m’avoir fait rire lorsque j’étais angoissé,
     Pour avoir fait parler « le corbeau et le renard »,
          Pour avoir dessiné « couic,couic » le petit canard,
              Et avoir chanté la joie comme des petits rossignols,
                                                    
Je vous porterai dans mon cœur.
Pour m’avoir appris à douter,à m’inquiéter,
     Pour m’avoir permis de m’interroger,
       De mettre en questions tout ce qui est préparé,
                                                    
Je vous porterai dans mon cœur.
Et enfin,pour avoir pensé à moi en cette fin de carrière,
      Pour avoir été géniales,géniaux,en un laps de temps,
           Vous avez organisé ce merveilleux moment ,
                                                  
    Je vous garderai pour toujours dans mon cœur.
Monsieur Ait Mouloud Mouloud

 J'ai vu l'enseignant souffrir

 J’ai vu l’enseignant souffrir.

 O, rage, o désespoir et mille fois hélas !
J’ai vu l’enseignant souffrir.
               Il fut un temps, quand les animaux et les plantes parlaient aux humains,ou l’enseignant était le MAITRE ;
    Sa valeur était inestimable, irremplaçable parce que tous avaient pris conscience de son importance. Ils savaient que sa tache très noble était très difficile puisque son rôle n’était pas de confectionner, simplement des costumes,des chemises blanches et des cravates,mais de former des hommes et des femmes capables de réfléchir,de juger,d’évaluer,de décider,de construire et réussir.
               Les temps changent et les valeurs et leur échelle sont prises ,englouties et diluées dans un tourbillon sans fond.
               J’ai vu l’enseignant souffrir.
Incapable de joindre les deux bouts, il est obligé parfois de se travestir en clandestin,en trabendiste,en vendeur d’eau,de cigarettes ou de ferrailles.
              J’ai vu l’enseignant souffrir.
Confectionner des « montagnes » et des « montagnes » de fiches, dans un hamam ou sous la tôle à gouttières, accroupi sur une natte à la lumière d’une bougie.
             J’ai vu l’enseignant souffrir.
Marcher des kilomètres et des kilomètres de piste, pour rejoindre son école,un sac de pain et de légumes sur son dos,sous une pluie glaciale. Une tuberculose faillit l’emporter pour avoir voulu à tout prix nourrir l’esprit et le corps de ses petits élèves ruraux.
            J’ai vu l’enseignant souffrir.
Malade, fiévreux, souffrant, miséreux, mais courageux et consciencieux, il présente ses leçons et s’acharne à communiquer le savoir.
             J’ai vu l’enseignant souffrir.
Quarante élèves par classe et plus. Des centaines de modèles d’écriture, des devoirs à apprécier,des erreurs à corriger,des fautes à éliminer,des caractères à comprendre et à modeler. des boules de nerfs à maîtriser,des fatigues à surmonter,des problèmes à régler.
            J’ai vu l’enseignant souffrir.
Souvent sans craie, sans tableau, sans matériel, sans livres, sans budget, sans mazout, sans cantine, sur des estrades branlantes et des tables « estropiées »sans dossiers.
           A l’heure de l’informatique et de la grande technologie,il essaie de se débattre et s’acharne quand même à communiquer le savoir.
            J’ai vu l’enseignant souffrir.
Se mettre à la recherche des documents introuvables ou à des prix inabordables qui le mettent dans une situation extrême ou il faut choisir entre le livre et le pain quotidien.
            J’ai vu l’enseignant souffrir.
Rejoindre son poste,dans l’endroit difficile et peut être mourir.
            J’ai vu l’enseignant souffrir.    
Dans une ambiance de problèmes sociaux, les plus divers,de stress,d’angoisse et d’inquiétude d’avenir incertain. Peut-on bien enseigner, bien communiquer, bien assimiler.
           J’ai vu l’enseignant souffrir et souvent réaliser des prouesses,des miracles.
           J’ai vu l’enseignant souffrir.
On l’accable de tous les maux.
Et de tous les doigts,il est désigné,
Tous les regards,sur lui,sont braqués
Les parents sont mécontents,les élèves ennuyés.
Les supérieurs toujours insatisfaits
Mais à qui la faute ? À qui la faute ?
              J’ai vu  l’enseignant souffrir.
 Blessé dans son amour propre,
Il relève la tête et s’interroge,
Est-ce ma faute ou celle du système ?
C’est peut être une question de formation ?
De vocation ?d’abnégation ?d’évaluation ?
      C’est aussi peut être une question de considération,
De rémunération,de compréhension ?
D’alimentation ?n’est ce pas ? Pourquoi pas ?
               J’ai vu l’enseignant souffrir ;
« ventre creux n’a pas d’oreilles ».
Peut- on faire bien assimiler leçons et exercices
A des bambins,à des adolescents,à des adultes
Souvent sous alimentés,en état de stress chronique.
                 J’ai vu l’enseignant souffrir ,mais espérer une formation digne du 21èmesiècle.
Utiliser des moyens didactiques modernes,des programmes ou l’humanisme,la liberté,la tolérance,le respect mutuel….seront mis en valeur et inculqués aux générations futures.
          Il espère une meilleure considération. La valorisation de sa fonction par un salaire décent qui lui permettra de se libérer des contraintes matérielles pour ne se consacrer corps et âme qu’à l’éducation,la culture et l’instruction.
            Inchallah !
 Monsieur Ait Mouloud Mouloud -Juin 99-
Chanson de l’adieu d’un enseignant
Ce n’est qu’un au revoir mes frères
    Ce n’est qu’un au revoir
        Nous nous reverrons mes frères
            Nous nous reverrons.
 
Les enseignants au cœur vaillant
    Travaillent la vie entière
        à éduquer,encourageant
            des générations entières.
 
Pour un salaire de misère
   Tu as été volontaire
      Pour ouvrir les yeux à ces bambins
         Espoir de demain.
 
Langage,lecture documentaire,
   Copies et expressions,
      La phonétique problématique
          Et l’évaluation.
 
Courage,mes frères,flambeau en mains,
    Prenez la relève
       Donnez le goût de la liberté,
         Tolérance et travail parfait.
 
Telle une chandelle,l’enseignant luit
     Pour un rayon de lumière
       Puis disparaît et s’évanouit
          A l’horizon des souvenirs.
 
Un jour, peut-être, viendra mes frères
    Où nous nous reverrons
Un jour, peut-être, viendra mes frères
    Où nous nous reverrons
 
Monsieur Ait Mouloud Mouloud

 Discours d'adieu

 

Discours d’adieu
 
       D’une part,je suis heureux de quitter la scène de l’éducation et de l’enseignement avec le sentiment du devoir accompli. je suis heureux de quitter la scène,entouré de ces multitudes de bouquets de cadres compétents qu’on a su former ,depuis 1958.
Ils n’avaient que six,sept à huit ans,à cette époque là.
       Je les ai vus grandir de jour en jour, presque centimètre par centimètre.
       Je les ai vus faire leurs premiers pas en lecture,
       Prononcer leurs premières syllabes,
       Je leur ai tenu la main en écriture,
       Je leur ai confectionné de grandes bûchettes en calcul ;
        Nous avions fabriqué ensemble des drakkars,
        Des châteaux forts, des catapultes, des chars romains en histoire.                                Nous avions joué, sauté, dansé, ri et chanté ensemble, en gymnastique.                              
Nous avions observés ensemble animaux, reptiles, poissons, roches et plantes en leçons de                choses.
Nous avions confectionné des cartes de géographie, en pâte à papier.
Nous avions maintes fois modelé,sculpté l’argile et de nos mains,avaient jailli de précieux objets,comme par enchantement.
 
       Que de belles choses, nous avions réalisées ensemble,dans une ambiance scolaire affective.
Ils ont grandi ces enfants,
Ils sont moustachus, maintenant.
Beaucoup ont même des cheveux blancs.
Ils sont pères ou mères de famille.
       Je suis heureux de les côtoyer, aujourd’hui, dans les diverses fonctions.
Quelle baume au cœur !
Quelle plaisir, je ressens, lorsque,dans la rue,l’intérieur d’un bureau,dans un cabinet médical ,dans une pharmacie,dans une administration,
Partout, partout, je suis pris par la main, guidé puis j’entends »ya si mouloud,kirak,je suis là,cha khossak ».
        A ce moment là,je me sens projeté trente à quarante années en arrière
Et je revois mes élèves,mes petits enfants avec leur petite tête brune,
Leurs yeux, bien ouverts,
Leur regard pétillants, innocent et vif, assoiffé de savoir ;
 
        Je n’ai pas regretté les moments que j’ai vécus avec vous.
          Ils sont tous imprégnés d’inoubliables souvenirs,dont la plupart sont merveilleux.
       Quelques uns, bien sur, s’ils ont été parfois un peu orageux,ce n’était simplement que dans l’intérêt des élèves,de l’enseignement et l’enseignant,lui-même.
D’ailleurs les nuages se dissipèrent, souvent rapidement, pour laisser la place au soleil et à la bonne humeur .
 
      Mes chers enfants,mes chères sœurs,mes chères collègues,je vous remercie de tout mon cœur pour m’avoir donné les meilleurs moments de ma vie,
Qui seront gravés dans ma mémoire,jusqu'à mon dernier souffle .
 
Je vous informe messieurs Benmesbah Ali et Benasla Larbi sont les deux inspecteurs qui prendront en charge le personnel de la circonscription de Sougueur 5 .
Vous avez beaucoup de chance ;
Ce ne sont pas des inconnus pour vous.
Certains ont peut être été leurs élèves et d’autres leur collègues.
J’en suis sur ,ils vous donneront le meilleur d’eux-mêmes.
Je vous demande de profiter pleinement de leurs connaissances,de leur savoir-faire,de leur compétence et d’appliquer scrupuleusement leurs conseils,pour améliorer constamment le niveau de nos élèves.
    Je vous souhaite une bonne santé et beaucoup de réussites ensemble .
                Bonne fin de trimestre,avant les grandes vacances.
Monsieur Ait Mouloud Mouloud
Bilan moral
Comité d’organisation de la cérémonie de monsieur Ait Mouloud Mouloud
                               Milan moral
     Monsieur l’inspecteur, très chers collègues ;
En premier lieu, nous tenons à vous remercier vivement pour votre mobilisation et votre solidarité.
      Certes, c’est un petit groupe qui a pris l’initiative, mais il savait qu’i y avait des enseignants capables de relever le défi.
      Nous avons osé parce que nous avions la certitude que nous ne serions pas déçus.
      Chers collègues, nous vous félicitons pour l’œuvre que vous avez accomplie. Vous avez honoré votre métier, vous avez ennobli votre tache qui a été toujours noble ;vous avez montré l’image du parfait éducateur.
       Nombreux sont les chefs d’établissements qui ont eu l’occasion de connaître de près votre dévouement et votre volonté.
      Et nous garderons précieusement les mots du « maître de la rigueur » :
            Le flambeau est déjà repris.
      Nous remercions également toutes les personnes qui nous ont facilité la tache et qui ont prodigué leur aide et leur soutien (tables, chaises, papiers, conseils,…)
      Nos plus vifs remerciements à un détachéqui a sauvé notre œuvre de l’échec
Ces personnes que nous remercions nous ont fait confiance. Elles nous ont réconforté, dans nos moments les plus difficiles, dans les moments ou nous étions cibles des rumeurs et des calomnies.
      Nous remercions ceux qui par un mot ou par un encouragement ont étouffé le complot qui tentait de réduire en poussière notre édifice.
     Chers collègues .
         *en voyant au cours de la cérémonie des grands messieurs pleurant,
         * en entendant la douce voix du « maître des chiffres », rappelant la semaine de l’école,
         *en voyant un « sage en retraite »sanglotant, un certain ami lui tenant le bras,
         *le « substitut »essuyant ses larmes, un directeur d’école tenant sa tête entre ses mains,
         *de grands messieurs nous honorant de leur visite.
                    En voyant tout cela, nous avons dit, ensemble »nous avons réussi malgré les conspirateurs et malgré les mauvaises langues ».
                    Et en voyant, à la fin de la cérémonie, les accolades entre enseignants.
                    En entendant nos respectables enseignantes poussant les cris de joie (les youyous) qui raisonnaient dans la salle    .
                    En voyant invités, responsables locaux, inspecteurs, enseignants échangeant les sourires et parfois des familiarités.
                   La, nous avons pleuré de joie et nous avons dit :
« Nous avons réussi à fondre le mur de glace qui empêchaient les éducateurs de se rencontre, de se donner la main, de se connaître et de se fraterniser ».
   Chers collègues
                    Notre objectif a été atteint.
                    Nous ne voulions pas présenter une œuvre parfaite .
                    Nous voulions présenter quelque chose de spontanée.
                    Nous voulions provoquer un changement radical dans les mentalités qui refusaient de croire en vous. Les mentalités qui ne voyaient en vous que des salariés incapables de produire un événement.
                    Nous voulions défendre votre dignité qui souffre de la marginalisation.
Nous sommes fiers d’entendre dans chaque coin de la ville de Sougueur « les enseignants….ont fait quelque chose, leur inspecteur Ait Mouloud est touché ».

 
          Maintenant,c’est à vous de vous mobiliser pour créer une nouvelle solidarité.
C’est à vous de vous imposer dans vos écoles par votre compétence et par votre conduite exemplaire.
C’est à vous d’offrir à monsieur Ait Mouloud,à messieurs les inspecteurs le cadeau le plus cher qui est le sentiment du devoir accompli
Merci à toutes et à tous, continuons, nous sommes sur la bonne voie
 

N.B. Tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette cérémonie auront un exemplaire de ce bilan,à titre de remerciement.
 
Le bilan financier sera déposé à l’inspection.
 
1 -SAFI   NORREDINE       2 -SAFI HAMADI 3- BEKOUCHE MILOUD                                   4-LAKARI MOHAMED    5- HOCINE ABDELHAMID    6-KERROUM NORREDINE
7-MEDJADI RAHMA         8-BENMESBAH RABAH
Déception
                   Déception
Fonction noble dévalorisée, méprisée par nos responsables
Merci de m’avoir invité à votre honorable rassemblement.
 
               L’union
 
C’est pour quand l’Union
      L’Union des lions,
La grande union, vraie, des enseignants.
       On l’attend !
Car éternellement divisés,ils peuvent espérer
Se contenter de pain et de petit lait
Jusqu'à la fin des temps.
 Leur école est écartelée
Entre fonctions multiples et contradictoires
Leur mission est ébranlée, détournée
Dans les classes,plus de places,on ne trouve plus ou s’asseoir.
C’est pour quand l’Union
      L’Union des lions,
La grande union, vraie, des enseignants.
       On l’attend !
Il faut renverser l’échelle des valeurs,
Il est temps d’avoir du cœur,
Et de vaincre la peur.
L’enseignant, l’universitaire à contre cœur,malgré lui,
Ne peut être l’exemple
Car,il est aussi chauffeur ou ferrailleur,
Directeur et maquignon
Proviseur et vendeur.
Sous la pression du besoin.
Pour joindre à tout prix des fins de mois impossibles
C’est pour quand l’Union
      L’Union des lions,
La grande union, vraie, des enseignants.
       On l’attend !
Pauvres diplômés handicapés,
Risée de vos enfants chomeurs,
Pour avoir manqué
Le train des nullards,sans avoir,
Mais toujours débrouillards
Pour acquérir sans scrupules
Des fortunes colossales
C’est pour quand l’Union
      L’Union des lions,
La grande union, vraie, des enseignants.
       On l’attend !

Monsieur Ait Mouloud Mouloud
 
 Non,je n'ai pas oublié
 
Non ,je n’ai pas oublié
dédié à mes anciens élèves ,à ceux qui ont enseigné avec moi et à si Mahmoudi A.E.K décédé en juillet 96.
Non, je n’ai pas oublié
Vos langues tirées ,vos doigts crispés
Sur la plume qui crisse au moment de l’écriture
Pour arriver à tracer de belles lettres sans bavure.
Non ,je n’ai pas oublié
Vos yeux écarquillés sur vos ardoises grises
Pour mieux apprécier les tracés et les frises.
Ils sont là, gravés dans ma mémoire
Non, je n’ai pas oublié
Vos chéchias rouges sur vos têtes , posées
Comme des coquelicots dans un champ de blé, parsemés
Vos djellabas rayées
Vos burnous blancs au vent,
Qui vous permettent de jouer à l’avion, avec ses pans.
Ils sont là, gravés dans ma mémoire.
Non, je n’ai pas oublié
Vos pantalons mignons, bouffons, sans poche, ni ceinture,
Relevé sans relâche d’une petite main adroite
Et amortissant parfois les chocs d’une règle plate
Ils sont là, gravés dans ma mémoire
Non, je n’ai pas oublié.
Vos lèvres tourmentées, vos voix gênées,
Vos grimaces en tous genres.
Amusantes et bizarre, sans tension
Qu’exige en lecture, l’effort de prononciation
Ils sont là, gravés dans ma mémoire.
Non, je n’ai pas oublié
Vos plumes, vos encriers et quelques doigts tachés.
Le buvard sous la main et la pate à modeler
Ils sont là, gravés dans ma mémoire.
Non, je n’ai pas oublié
Vos jeux innocents évoluant au rythme des saisons.
Ce sont les noyaux, les osselets, les billes multicolores,
La toupie, la marelle et le saute mouton.
Ils sont là, gravés dans ma mémoire.
Non, je n’ai pas oublié
Vos mains qui tremblent, vos regards lointains,
Vos doigts qui se tordent
Devant un problème difficile
Et vos sursauts de joie dès la solution trouvée.
Ils sont là, gravés dans ma mémoire.
Non, je n’ai pas oublié
Vos files indiennes joyeuses, devant la cantine,
Armées de vos assiettes et cuillères en aluminium,
Prêtées par la voisine.
Vos petits tapages et bousculades bénignes.
Ils sont là, gravés dans ma mémoire.
Non, je n’ai pas oublié
Vos multiplications chantées 2x1, 2x2, 2x3, 2x3 ,2x4.
Vos récitations mimées,
Vos cartables frontières en dictée,
Vos doigts mordillés en calcul.
Le lapin qui s’enfuit en leçons de choses
Et les poursuites mouvementées.
L’hirondelle qui rentre en classe sans permission
Et le chahut qui s’en suit.
Ils sont là, gravés dans ma mémoire.
Non, je n’ai pas oublié
Les kermesses, les banderoles et tous les stands représentés.
Les séances de cinéma sous le préau, dans une salle aménagée
Où vous-mêmes, Laurel et Hardy, Charlot étaient rois.
Ils sont là, gravés dans ma mémoire.
Non, je n’ai pas oublié
Vos scènes théâtrales, vos déguisements
Vos fausses moustaches, fausses barbes.
Vos gandouras trop longues, vos burnous qui vous étouffent
Vos chants « chorales » qui montent au ciel.
Ils sont là, gravés dans ma mémoire.
Non, je n’ai pas oublié
Vos victoires en volley - ball,
Vos sueurs versées,
Vos maillots mouillés,
Vos coupes rapportées.
Aux examens, toujours les résultats espérés.
Ils sont là, gravés dans ma mémoire.
Non, je n’ai pas oublié
Les séparations douloureuses de fins d’années scolaires.
Le dernier jour.
Seul dans la cour
Un dernier tour dans les classes nues et vides,
Un vide profond, un silence effrayant,
Nostalgique.
Puis dans ma tête fiévreuse
Des cris, des chocs, des bruits,
Des coups de sifflets, des appels
Des ordres, des reproches,
Des portes qui claquent,
Une vitre qui se brise
Quelques larmes glissent sur mes joues.
Un dernier regard dans la cour
La gorge serrée
Je ferme la porte d’entrée à double tour
Pour trois mois de vacances.
 Ils sont là, gravés dans ma mémoire.
Je les emporterai dans ma tombe.
Monsieur Ait Mouloud Mouloud  -Le 05/07/98-
 Mon ancienne école,mes anciens élèves
 
Chers frères ,chères sœurs ,chérs collègues
Que d’images merveilleuses ,que de souvenirs magnifiques défilent dans ma tête lorsque je rentre dans cette école au nom prestigieux de l’héroïne Hassiba Benbouali !C’était ici que j’exerçais les fonctions de PEM puis directeur du seul CEM de Sougueur de 1963 à 1969.Il y avait à cette époque là peu de cours pédagogiques et une équipe de cadres remarquables ,exceptionnelle par son dynamisme et son dévouement . Les élèves étaient aussi exceptionnels par leur conduite irréprochable et leur sérieux au travail .Nous vivions presque en famille .Tous les jeunes connus et appréciés individuellement . je leur faisais totalement confiance et tous les objectifs escomptés se réalisaient dans la quiétude .
     Ô temps ingrat ,indifférent ,rouleau compresseur qui nous use et écrase tout sur son passage ! Tu nous bouscules ,tu nous sillonnes le front ,tu nous défigures ,tu nous déstabilises ,nous détériores et nous fait courber l’échine .
   Ô temps ! pourquoi ne suspends –tu pas ton vol à une époque radieuse de paix ,de sérénité et de bonheur ?
   Te souviens-tu de mes veillées solitaires ,assis devant un vieux piano sous les trembles frémissants ,témoins de mes rêveries .Ils sont toujours là, c es trembles ,mes anciens compagnons ,éclatants ,scintillants sous les jeux  de lumière provoqués par les rayons de soleil ,caressant tour à tour les facettes blanches et verdâtres du feuillage frissonnant .
Te souviens – tu des groupes d’élèves ,poursuivant dans la joie les flocons de spores éparpillés périodiquement par ces arbres majestueux ?
Te souviens – tu des vacances de Noel de 1969,pendant lesquelles ,j’étais perché sur une échelle dans le froid ,peignant matin et soir les deux tableaux muraux pour rendre le hall d’entrée plus accueillant ?
Merci à Madame La Directrice qui a su conserver ces peintures et qui a donné de l’importance aux scènes folkloriques représentées. Merci à Madame la directrice et à son personnel qui ont méticuleusement toujours fleuri leur école de telle manière qu’on se croirait ici ,toujours au printemps . c’est un plaisir pour les yeux et un lieu déstressant pour tous ceux qui y travaillent ,élèves et personnel .
    Te souviens –tu ,Ô Temps ! des joyeuses kermesses ,bruyantes et intéressées ?    Te souviens –tu de la gaieté rayonnante des enfants et de leurs parents ?
    Te souviens –tu de cet enthousiasme et allégresse qui y régnaient ?
    Te souviens –tu des loteries organisées ,du stand sympathique des P.T.T qui permettait aux élèves de s’adresser des messages fraternels ;du stand des » poules et lapins »que j’organisais moi-même et qui faisait la joie d’une multitude de gamins ,adolescents et adultes ,et bien d’autres stands encore comme  la « roulette », « l’âne à la queue coupée », la «  pêche miraculeuse », le « ribouldingue », le « tir »,le « foot au pneu »,les « disques demandés »,les »boissons et pâtisserie »et le Monsieur Kermesse qu’il fallait rechercher partout etc, etc…
    Te souviens –tu, Ô Temps ! Ô mémoire ! Que c’est dans cette cour d’école même que de petits ruraux et rurales ,à la volonté tenace se sont entrainés au volley ball pour des champions nationaux .
Il ya tellement de choses à raconter ,à évoquer au cours de cette occasion que cent pages ne suffiraient pas .je tiens à remercier Madame La Directrice et son personnel et tous ceux qui ont contribué à la réception chaleureuse et fraternelle d’adieu ,qu’ils ont bien voulu m’organiser et leur souhaite santé ,volonté et courage pour former des générations instruites ,cultivées ,ouvertes au monde extérieur ,se nourrissant d’humanisme ,de liberté ,de tolérance ,de poésie et d’art pour en faire des responsables respectueux des droits et des libertés d’autrui.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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